Election 2
Le retour, vous l’attendiez avec impatience, oui je parle bien sûr d’Election 2(…..mais si rappelez vous j’avais fait la critique du 1 il y a quelques temps…….O.K. sympa les gars….), Bref voilà donc la critique du deuxième volet du diptyque signé Johnnie To.
Nous replongeons donc au sein de la triade hongkongaise, 2 ans après l’Election de Lok comme chef de Wo Shing Society, la triade a pris du galon et tout semble bien tourné pour les malfrats du gang, l’heure est désormais à la nouvelle élection. Jimmy (personnage secondaire de Election 1) est devenu un riche industriel et l’ampleur de son commerce (légal) fait de lui un candidat qui peut prétendre sérieusement à l’accession au pouvoir, seulement il ne veut pas diriger le gang pour ne pas tomber dans la corruption. Mais tout se gâte quand il est repéré par les autorités chinoises qui voient en lui la possibilité d’établir une coexistence pacifique avec la mafia chinoise, il le somme alors de devenir chef du gang sous peine de perdre tout son commerce. Jimmy devient alors, malgré lui, contraint à prendre le pouvoir, et ce n’est pas de tout repos…
Comment vous dire, Election 2 est un pur chef d’œuvre.
Beaucoup plus violent que le premier mais aussi beaucoup plus noir, Election 2 tisse au cours du film une atmosphère profondément attirante et envoûtante. Le spectateur se retrouve plongé dans les méandres des organisations chinoises et des différentes magouilles du milieu.
Un peu comme Le Parrain à la chinoise, Johnnie To nous montre les vices du pouvoir au travers, entre autre, la descente au enfer d’un homme contraint de rentré dans le système. La violence du film peut paraître en première approche choquante mais elle vient appuyer avec une grande maîtrise cette sorte de descente vers les abysses de la corruption, notamment la scène du « découpage » qui marque un véritable tournant dans l’histoire de Jimmy, contraint à l’impensable. Impossible de ne pas se salir les mains dans ce milieu.
Le rythme de narration est plus soutenu et marquant que dans le premier, on retrouve avec énormément de plaisir les personnages du 1 et on est plus perdu dans les problèmes de prénoms des uns et des autres.
Mais la comparaison avec le 1 s’arrête là, car Johnnie To est arrivé à faire un deuxième film qui est profondèment différent de son prédécesseur, et qui le surpasse même. On se retrouve au final exposé à un polar magistral et profondément subtil.
Plus sanglant, plus virtuose, Election 2 vient parachever avec classe le diptyque hongkongais, là je dis chapeau bas l’artiste.
Arno



1 commentaire:
A chaque jour son election, j'ai aujourd'hui matter le second.
En effet, il est bon.
Oui, il est meilleur que le premier.
Mais de là a parler de chef d'oeuvre, je sais pas trop.
Merci en tout cas pour ces films trop peu connus, Arno
Ju.
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