- Oohh, y’a un ‘ti n’enfant sur l’affiche, et un titre un poil mystérieux, c’est mignon.
- Ca parle de quoi au fait ?
- Pédophilie, mensonges et vies brisées me dites vous ?
- Bon…deux places pour Le fils du Mask, si il vous plait.Et hop, vous avez fait la même erreur que bon nombre de personnes, en 2005, favorisant une merde ultime à cet astucieux film au sujet difficile.
Dans la petite ville de Hutchinson au Texas, nous suivons l’adolescence de Neil McCormick (oui, comme Kenny) et Brian Lackey, deux garçons barrés à leur manière.
Le premier, abusé par son coach de baseball à 8 ans est devenu gigolo à la petite semaine et se trouve a soulager tout les pédés pervers de la ville, pour une cinquantaine de dollars.
Le second est persuadé qu’il a était enlevé par des extraterrestre, après avoir expériencé une perte de mémoire totale lors de deux soirées dix ans auparavant.
Il avait 8 ans lui aussi.
C’est grâce à la complexité des personnages que l’on peut départager ce genre de films (crûs, aux sujets polémiques).
Et à l’inverse de Ken Park, l’écriture des rôles, le casting et l’interprétation des rôles principaux permet de passé outre le sujet initial pour apprécier le film, sur des points simplement artistiques.
Dans le rôle principal, Joseph Gordon-Levitt, dans un rôle difficile qui laisse apparaître le talent impressionnant que l’on retrouvera dans Brick, film qui le révélera un ans plus tard.
En ce qui concerne les têtes connues, on retrouve Mary Lynn Rajskub (Chloe O’Brien, 24) dans le rôle d’une barjot persuadé que de petits hommes verts sont responsable de son pied baud ainsi que Michelle Trachtenberg que vous avez pu voir (bien que je ne vous le souhaite pas) dans Buffy, dans un rôle un peu trop en retrait à mon goût alors qu’il y avait la possibilité d’en faire en quelque sorte la sauveuse de son ami tourmenté.
Au niveau de la réalisation, c’est efficace sans être mémorable et le réa semble maitriser son sujet, et ne perd jamais son objectif de vu en tombant dans une accumulation de scènes crûes et de provocations gratuites.
Pour finir, sachez que le film est basé sur le livre éponyme de Scott Heim, sorti dix ans auparavant et que le film n’a pas reçu la reconnaissance international qu’il mérite, malgré l’accueil unanime de la critique (Télérama, Les Inrokuptibles, Premiere, Score et bon nombre de magazines majeurs de cinéma lui attribuant leur note maximum (même les cahiers du cinéma, ce qui n’arrive que tout les dix ans)).
Hormis une présentation à la Mostra de Venise 2004, ce ne sont que des récompenses mineures qu’il s’est vu attribuer.
Un magnifique film qui mériterait d’être plus connu.
Ju
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