Ken Park
Il y a très peu de films dont je puisse dire qu'ils m'ont dérangé.
Bien sûr, un vieux film de merde, ça dérange pendant une heure et demi mais c'est pas de ce genre de dérangement que je parle.
Le film n'est pas difficile à suivre ou à comprendre, il aborde juste des thèmes dégueulasses et je me félicite encore de l'avoir matté à jeun.
Ken Park est un adolescent de Visalia en Californie où il passe le plus clair de son temps à skater au park.
Mais Ken ne sera pas le héros de notre histoire, non.
Après une scène d'introduction magistrale, posé au sommet d'une rampe, il sort caméra et glock de son sac à dos et se met une balle dans la tempe, après s'être assuré d'être dans le champ.
Le films narre l'histoire d'un groupe d'adolescents (issus de familles barrées) trompant l'ennui en alternant sexe, drogue et pires perversions...
Parce qu'un film sur l'adolescence s'appuyant sur le combo "sexe, drogue et rock'n'roll" aurait senti le réchauffé, Larry Clark et Edward Lachman (qui est le plus ravagé des deux?) y ajoute des tons d'alcolisme, d'extremisme religieux, de meurtre, de pédophilie et d'inceste.
Le tout est manifestement bien réaliser et les réalisateurs ont choisi de tout montrer, de toutes les situations.
Les personnages passent donc le tiers du film à baiser (le fils avec la mère de sa copine, avec sa meilleure copine et son meilleur ami (que son père a essayé d'abuser),etc.), le tiers à expérimenté toute sortes de situations extremes (le père qui se marie avec sa fille, le petit fils absoluement odieux avec ses grands parents quand il ne s'étrangle pas en se branlant devant un match de tennis, etc.), laissant un seul tiers aux dialogues, plutôt bien écrits, par ailleurs.
Le film (et surtout la dernière demi heure) est difficilement soutenable et j'ai bien failli tout couper quand un jeune bi' se fait sucer par son père.
Si les auteurs ont voulu faire passer un message, ce dernier semble se perdre dans l'accumulation de sordidités (je sais pas trop si c'est un mot) et de scènes dégueulasses et dispensables.
Si le tout partait assez bien, on leur en veut vite de ne pas avoir réussi à s'arrêter cette provocation sans nuances ni complexité quand il était temps.
Aucun acteurs connus (en dehors de Brad Bellick, si on peut le qualifier de 'connu') au casting de cette production qui à défrayer la critique au festival de Cannes 2003.
Un film que je ne conseil pas vraiment (même pas pour l'expérience).
Ju



1 commentaire:
waaaaaaaa, je finis de lire ta critique et j'ai un gros frisson qui me parcout le dos, nottament à cause de la scène que tu décris à la fin
Erf, il est peut être à voir mais c'est vraiq ue là ça donne pas envie
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