Hellphone
En bonne position dans la black list de Las kritikas, Hellphone avait tout du parfait prétendant au titre de pikitos de l’année.
L’histoire se passent dans un lycée parisien (on y trouve donc de riches teens), l’histoire est improbablement pourave et déjà vu, les gags sont relous et attendus, Jean Baptiste Monier tient le rôle principale et less rôles secondaires sont plus dégueulasse les uns que les autres.
Si je rajoute que le film est français et signé du réa de « Brice de Nice », je comprenez mes réticences.
Quand tous ces défauts sont réunis pour faire passer une bouse pour un film générationnel, on flaire la ruse à 15 bornes.
Il va plus vite en skate qu’en voiture, écoute du hard rock plus vieux que lui, a un grillage sur les chicos, un pote roux un peu con, une mère carrément à l’ouest et toute une bande d’ennemis aussi friqués qu’inoffensifs.
L’anniversaire de Sid approche (quel âge, on s’en fout) et il y voit la parfaite occasion pour s’acheter un téléphone portable et enfin fleurter avec Angie, une belle jeune fille en provenance de New York, qui a décidé de reprendre ces études à zéro en arrivant dans son nouveau pays (elle se trouve donc en première à 24 ans).
Après avoir emprunté de l’argent un peu partout autour de lui, Sid réussi à réunir la somme impressionnante de 30 euros, ce qui l’éloigne du circuit traditionnel des vendeurs de téléphone et il doit se rendre dans un bordel chinois où un vendeur bizarre (ou c’est le jeu de l’acteur qui est à chier ?) lui propose toute sortes de modèles dans son budget.
Mais Sid est un gars exigeant et c’est pas parce qu’il n’a pas de thunes qu’il est contraint de prendre de la merde (même si les téléphones sont tout a fait valables) et oblige le vendeur à lui sortir un produit de la remise, entre deux citations chinoises erronées.
Le vendeur revient donc avec un robot mixeur (ouais, le truc pour faire des purées), prouvant qu’il est définitivement con.
Il s’avère que le mixeur contient un téléphone étrange aux pouvoirs maléfiques.
Le téléphone tombe amoureux de Sid et décide de réaliser tout ces vœux.
Pour ce faire, il prend le contrôle des personnes qu’il appelle et leur fait faire ce qu’il veut.
Après avoir foutu le feu à une conne, fait bouffer du papier à son prof, des poissons rouges à son dirlo, fait frire le crane de son patron et fait gagner un voyage à sa mère, Sid commence à avoir peur du téléphone qui semble indestructible.
La différence d’âge (Monier à 16 ans, Decker, 24) nous semble évidente mais on n’en a plus rien à foutre depuis un moment, si y’avais encore quelque chose à sauver, on choisirai un truc plus important (écrire un scénar’ avant de tourner, c’est pas compliqué, putain !).
La troupe d’acteur, formée de jeune modèles de 22 à 28 ans, est aussi peu crédible qu’elle est talentueuse et leurs dialogues et directions souligne un grave problème cérébrale du côté de la réalisation.
Huth, qui avait déjà réussi à faire d’un personnage marrant un film pourri avec « Brice de Nice », semble se complaire dans la médiocrité avec cette merde n’ayant rien à envié au modèle américains, à l’origine d’un genre (« film insultant l’adolescence ») que je suis navré de voir débarquer dans nos riches contrées.
Ju



1 commentaire:
Très bonne critique Ju, un film que je n'ai pas du tout envie de voir. A quand un VF de "Teeth".
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