Ensemble, c'est Tout
Je me souviens, y'a de ça plus de 3 ans, je chercher un cadeau pour la fêtes des mères (oui, cette connerie inventé de toute pièce mais dont tout le monde s'acquitte, de peur de plus trouver de bouffe sur le coin de la table, lors de la prochaine année), et, sur les bons conseils de madame FNAC (sa fille plutôt, vu son âge), mon choix s'est porté sur le livre du moment , "Ensemble, c'est tout" d'Anna Gavalda.
Un livre, c'est parfait, elle aime lire, ça devrait la tenir un moment, c'est pas trop cher et de toute façon, je compte bien partager les frais avec le fréro...
Bref, après avoir eu le retour que le livre était bon, et voyant qu'un film avait été tourné et qu'il était dispo dans l'avion, j'y ai vu une bonne occasion de voir un film surprise probablement simpatique.
Et puis y'avais rien d'autre à matter...
Camille est un jeune fille maigrichonne mais plutôt mignonne qui travaille comme technicien de surface (vous traduirez) dans un immeuble du centre de Paris et vit dans un appartement miteux sans toit, dans un quartier moins uppé.
Quand elle fait la rencontre de Philibert, son voisin, elle trouve une personne qui prendra soin d'elle, la chérira, le tout sans aucune arrière pensées salaces, ce dernier ayant des vu sur un ami avec laquelle il prend des cours de théâtre.
Elle rencontrera aussi Franck, cuisinier sans vie (comme la plupart des cuistos, croyez moi), un poil aigris depuis qu'il doit s'occuper de Paulette, sa grand mère mourante qu'il va placer en maison de retraite.
Nous suivons donc les comtes croisés de ces 4 personnes et leur nouvelle vie commune.
Autant vous le dire de suite, pour regarder le film en entier, il faut s'accrocher.
Non pas que ce soit compliqué (c'est du Claude Berri, faut pas déconner, non plus), ni que ce soit en une quelconque langue étrangère, ni même que certains couleurs agresse l'oeil (Ultraviolet, sort de mes pensées!), non rien de tout ça ici.
Il s'agit tout simplement du premier quart d'heure qui est tout simplement à chier.
On y voit un long plan silencieux sur ce qui semble être le campagne, on se tient la tête, on voit une fille femme qui se balade dans un jardin, on regarde à côté, si personne est réveillé pour jouer, au pire, discuter, on voit la même vielle femme qui rentre dans une cuisine pour voir une autre vieille dame échouée par terre, on ronflotte et essaie d'arrêter le bordel (en vain, bien entendu), la vieille femme s'approche tout doucement du corps pour le prendre dans ses bras et dire (pas crier, dire) "Paulette, Paulette !"....
Les scènes qui suivent sont un poil moins chiante mais on reste que par soucis professionnel et le film ne décolle pas avant la 3 quart d'heure, tout au moins.
Je dirai d'ailleurs que tout ce qui se passe avant la première apparition de Guillaume Canet m'as profondément fait chier.
Mais bon, le tout ce passe, on attend et l'histoire commence à se décanter, les personnages a se rapprocher et a évoluer et nous, on a de moins en moins de mal à rester éveillé.
Le principale atout du film (peut être même le seul) tient en son casting au poil.
Audrey Tautou est (encore une fois) toujours dans le ton d'un personnage plus complexe qu'il n'y parait.
Guillaume Canet confirme qu'il s'agit d'un des plus grand acteur de sa génération et nous souligne que ses apparitions sont désormais trop peu nombreuse, au cinéma.
Mais, bon, il réalise de bons films, donc...
Et enfin, Laurent Stocker dans le rôle du coincé Philibert Marquet de la Tubelière, nous fait sourire par sa maitrise du français, ses expressions moyen-ageûse et ses intonations à la con.
En dehors de ça, je ne pense pas qu'il y ai grand chose à garder, cette adaptation sur grand écran ne faisant apparement pas honneur au best seller d'Anna Gavalda.
A moins d'être un fan inconditionnel du livre, je vous conseil donc de passer votre chemin, vous trouverez d'autres films pour apprécier le talent des acteurs susnommés.



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire